Adel Abdessemed : l’art qui fait scandale.

Le MAC de Lyon vient d’ouvrir « Adel Abdessemed : L’Antidote ».

On y voit « Printemps » une vidéo de 2013 : une ligne de poulets en feu , cloué à un mur de parpaings…

La pièce est d’une violence insoutenable.

Les réseaux sociaux se déchainent… la polémique enfle dans la presse.. la vidéo est retirée de l’exposition par décision de l’artiste et du musée…

L’art d’Abdessemed c’est son impressionnante force d’évocation.

« Printemps » est une allégorie, pas une apologie de la barbarie.

Dans la folle escalade des dangers qui nous menacent tous, retirer une vidéo revient à « couvrir ce sein que je ne saurais voir …  » Tartuffe Molière 1669.

 

Image:  Adel Abdessemed  – MAC de Lyon.

L’art : une déco avec du sens.

Hiroshi Sugimoto design le Smithsonian’s Hirshhorn Museum de Washington.

Le photographe Japonais Sugimoto s’intéresse passionnément à la décoration.
En 2008, il a fondé avec l’architecte Tomoyuki Sakakida le New Material Research Laboratory. Depuis son agence NMRL a signé de nombreux espaces publics et prives : salons de thé ou bureaux.

En 2017 il a rénové le MOA Atami, / Japon. Puis, il a créé un jardin intérieur avec YUN Architecture pour la Japan Society de New York.

En 2018 il transforme l’espace café du Smithsonian’s Hirshhorn Museum de Washington qui vient d’ouvrir.

Les fauteuils de Sugimoto font référence à la fois à la forme circulaire du bâtiment et aux bobines d’ADN. Les tables sont faites à partir des racines d’un arbre Japonais de 700 ans.

Sugimoto cite l’inspiration du cercle, à la fois dans la nature – représentée par l’arbre – et dans l’architecture artificielle du bâtiment «J’ai trouvé approprié de placer des cercles de la nature à l’intérieur de celui-ci afin que nous puissions les comparer: des formes imaginaires et des formes naturelles. Notre conscience trouve sa juste place équilibrée quelque part entre les deux. « 

 

 

 

 

Robert Combas – Concert Dadaïste.

Le 15 Février Robert Combas performait un concert à Paris.
Galerie Metropolis y était – Regarder la vidéo  : https://vimeo.com/256952110

Définition:
L’art total est l’utilisation simultané de nombreux medium et disciplines artistiques en un temps unique.

Un peu d’histoire :
Le concept d’œuvre d’art total a été théorisé des 1803 par P .O Runge et les romantiques allemands.
Début 20 , Dada poursuit cette aventure avec le cabaret Voltaire de Zurick. Le merzbau de Kurt Schwitters incarne cette idée.

Dans les années 50 les artistes du Black Mountain Collège remettent l’art total à l’ordre du jour avec les happening…

Depuis de Fluxus à Maththew Barney, la porosité des arts semble acquise.

 

Le temps: le dixième art?

Un peu d’Histoire…

En 1790 Kant définissait 3 arts, quelques 30 ans plus tard Hegel , dans ses cours d’esthétique , allongeait la liste à 5, mais c’est en 1969 que le philosophe Étienne Souriau établit le système des 7 arts majeurs.

No1: Sculpture / Architecture, No2: Dessin No3: Peinture No4: Musique
No5: Théâtre et Danse No6: Littérature et Poésie No7: Cinéma.

Depuis il y a un 8eme art : les Arts Médiatiques (Radio, TV, Photographie) et même un 9eme art: la Bande Dessinée.

Le temps : le dixième art?
En 1960 Nam June Paik écrivait : «  l’art vidéo de demain , c’est l’installation : art du temps et de l’espace absolu et Bill Viola affirmait en 1984
‘le temps est le matériau de base de la vidéo’.

Exercices pratiques pour expérimenter le temps comme matière artistique.

NICOLAS FENOUILLAT – IRON MAN / L’HOMME ORCHESTRE –
« 3 Paradoxes temporels pour un son visuel »

Paradoxe temporel musical #1 :
Changement de gravité = combat contre l’instrument
Invariant = Le solo mythique de batterie « Iron Man » de Black Sabbath.
Scénario = Nicolas Fenouillat s’enferme dans la pesante armure de Lancelot du Lac pour taper « Iron Man »
Résultat = Performance live FIAC 2016 – cour carrée du Louvre 23 octobre 2016 –

Paradoxe temporel musical #2 :
Changement de temporalité = vers le passé
Invariant = Le solo mythique de batterie « Iron Man » de Black Sabbath.
Scénario = Enregistrer en vidéo la performance FIAC 2016 pour la donner à voir aujourd’hui
Résultat = Perception différée / voir au présent un événement qui a déjà eu lieu

Paradoxe temporel musical #3 :
Changement de temporalité = vers le futur
Invariant = Le solo mythique de batterie « Iron Man » de Black Sabbath.
Scénario = Des baguettes de bronze, une boite de percussions bleue Klein, des baguettes en néon, sont posés, silencieuses, dans l’espace d’exposition
Résultat = La présence sonore de la performance qui n’a pas encore été réalisée

           

 

«Low Flying Aircraft and Other Stories»

L’artiste Thomas Léon confirme son culte pour l’écrivain J.G Ballard et lui emprunte une fois de plus le titre de son exposition.

 Je crois à la beauté de l’accident de voiture, à la paix de la forêt engloutie, à l’émoi des plages estivales désertes, à l’élégance des cimetières de voitures, au mystère des parkings à étage, à la poésie des hôtels abandonnés.
J.G Ballard

 J.G. Ballard, est un écrivain de science-fiction et d’anticipation sociale britannique né en 1930 à Shanghai et mort en 2009 à Londres.

Son œuvre est une suite de «  stories » , stigmatisant la folie de notre monde à travers des obsessions climatiques , mécaniques et sexuelles .

JG Ballard dépeint un univers où l’environnement a muté condamnant l’homme à la folie Son analyse prophétique des médias est d’une actualité cuisante.

 On retrouve l’ influence singulière de J.G Ballard dans les groupes de post-punk comme Joy Division, The Human League The Normal, Anarchist Republic of Bzzz et John Foxx.

Le solo show de 2015 «  Unidenfied Space Station »   était aussi un titre de J.G Ballard.

La Galerie Metropolis partage le culte de J.G Ballard , cet écrivain méconnu à lire de toute urgence ….

 

 

 

Nouvelle Exposition / Galerie Metropolis.

Thomas Léon «Low Flying Aircraft and Other Stories»*
Exposition : 2 – 24 Février 2017.
Preview: 3 Février 16h – 17h.
Vernissage Entrée Libre : 3 Février 17h – 21h.

«Une petite révolution se déroulait, si discrète et si disciplinée que presque personne ne s’en était aperçu. » J.G Ballard*

 Thomas Léon utilise l’architecture comme miroir du monde.
Déconstruisant les règles habituelles du récit, dans un contrepoint intentionnel, il immerge le spectateur dans une fragmentation des sensations visuelles et acoustiques.
Les grands fusains «Other Stories» établissent un rapport silencieux avec son travail de vidéaste.

Thomas Léon crée des mouvements d’associations intuitives, sans besoin de chercher les faits et les raisons : une anomalie au futur antérieur.

Current Works Elsewhere :
Monographie : « ENTRELACEMENTS » Texte de Claire Moulène. Éd : Adéra.
Exposition : Galerie de l’Ecole des Beaux Arts de Nantes. (18 Janvier – 11 Mars)
Collections Publiques : Centre National des Arts Plastiques, Ville de Pantin.

Galerie Metropolis, 16 Rue de Montmorency Paris 3.